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Parler de soi en thérapie : par où commencer quand on ne sait pas quoi dire ?

  • Photo du rédacteur: Yousra Kabbabi
    Yousra Kabbabi
  • 21 janv.
  • 2 min de lecture

Beaucoup de personnes envisagent une consultation psychologique, puis renoncent ou repoussent ce moment parce qu’elles ont l’impression de ne pas savoir quoi dire. Elles craignent de ne pas être assez claires, de ne pas avoir « le bon problème », ou de ne pas réussir à mettre des mots sur ce qu’elles ressentent.


Cette hésitation est fréquente et surtout parfaitement compréhensible.


« Je ne sais pas quoi dire » : une inquiétude courante

Avant une première consultation, certaines personnes pensent qu’elles devraient arriver avec une demande précise, un récit structuré ou une explication logique de ce qui ne va pas. Elles s’imaginent devoir raconter leur histoire dans le bon ordre, formuler une problématique claire ou justifier leur présence. En réalité, ce flou initial est très courant. Et surtout, il n’est ni un obstacle ni un problème.


Ce que l’on imagine souvent… à tort

Il n’est pas nécessaire :

  • de savoir exactement pourquoi on consulte,

  • d’avoir une souffrance « suffisamment grave »,

  • de savoir expliquer ce que l’on ressent,

  • ni d’avoir déjà trouvé les bons mots.

Beaucoup de personnes commencent une thérapie avec des phrases simples comme :

« Je ne sais pas trop pourquoi je suis là » « Ça ne va pas, mais je n’arrive pas à l’expliquer » « J’ai l’impression que quelque chose ne va pas, sans savoir quoi »

Ces phrases suffisent largement pour commencer.


Ce qui se passe réellement en consultation

Le cadre thérapeutique est précisément conçu pour accueillir ce flou.Le rôle du ou de la psychologue n’est pas d’attendre un récit parfait, mais d’aider progressivement à clarifier ce qui est confus, diffus ou difficile à formuler. La parole peut émerger lentement, parfois de manière décousue. Les silences ont aussi leur place.Il n’y a pas d’obligation de tout dire, ni de tout comprendre immédiatement. Le travail se construit à partir de ce qui est là, au rythme de la personne.


Le flou comme point de départ légitime

Ne pas savoir quoi dire n’est pas un échec. C’est souvent même un signe que quelque chose mérite d’être exploré. Certaines difficultés psychiques ne se présentent pas sous forme de symptômes clairs, mais plutôt comme une fatigue, un malaise, une perte de repères, ou une impression diffuse que « quelque chose ne va pas ». La thérapie permet justement de mettre progressivement du sens sur ces ressentis.


Le rôle du ou de la psychologue

Dans ce contexte, le ou la psychologue :

  • accueille la parole telle qu’elle vient,

  • aide à mettre des mots là où ils manquent,

  • pose des questions pour clarifier, sans forcer,

  • respecte le rythme, les silences et les hésitations.

Il ne s’agit pas de chercher une réponse immédiate, mais d’ouvrir un espace où la réflexion et l’apaisement peuvent se construire dans le temps.


Pour conclure

Il n’existe pas de « bonne » façon de commencer une thérapie. Venir avec des doutes, du flou ou des hésitations est non seulement autorisé, mais fréquent. Commencer par dire que l’on ne sait pas quoi dire est déjà, en soi, un premier pas.

 
 
 

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