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Quand ça va « à peu près » : ces souffrances discrètes qu’on minimise trop souvent

  • Photo du rédacteur: Yousra Kabbabi
    Yousra Kabbabi
  • 28 janv.
  • 2 min de lecture

Certaines personnes consultent parce qu’elles vont mal. D’autres hésitent longtemps parce qu’elles vont… « à peu près ». Elles fonctionnent. Elles travaillent. Elles tiennent leur quotidien. Et pourtant, quelque chose est lourd, fatigant, ou éteint.


Fonctionner ne veut pas dire aller bien

Beaucoup de personnes minimisent leur souffrance parce qu’elles continuent à :

  • aller au travail ou aux études,

  • s’occuper des autres,

  • remplir leurs obligations,

  • « faire avec ».

Elles se disent alors que ce qu’elles ressentent n’est pas suffisant pour consulter. Qu’il y a pire. Que ce n’est « pas si grave ». Pourtant, le fait de fonctionner n’est pas un indicateur fiable du bien-être psychique.


Les formes discrètes de la souffrance psychologique

La souffrance psychique ne prend pas toujours la forme d’une crise ou d’un effondrement.Elle peut se manifester de manière plus diffuse, par exemple par :

  • une fatigue mentale persistante,

  • une perte d’élan ou de plaisir,

  • une irritabilité inhabituelle,

  • une impression de vide ou de décalage,

  • une tension constante difficile à relâcher,

  • le sentiment de porter trop, trop longtemps.

Ces expériences sont parfois banalisées, autant par la personne que par son entourage.


« Je devrais m’en sortir seul·e »

Cette idée revient très souvent en consultation.Elle s’accompagne parfois de culpabilité, de comparaison ou d’auto-jugement :

  • « D’autres vivent des choses bien plus graves »

  • « Je n’ai pas de raison objective d’aller mal »

  • « Je devrais être capable de gérer »

Mais la légitimité d’une souffrance ne se mesure ni à son intensité maximale, ni à une comparaison avec celle des autres.


À quoi sert une thérapie quand « ça va à peu près » ?

La psychothérapie ne sert pas uniquement à aller mieux quand tout va mal. Elle peut aussi permettre :

  • de comprendre ce qui use à bas bruit,

  • de repérer des schémas relationnels ou émotionnels répétitifs,

  • de prévenir une dégradation plus importante,

  • de se recentrer sur soi et ses besoins,

  • de redonner du sens à ce qui est vécu.

Attendre que « ça aille vraiment mal » n’est pas une condition pour demander de l’aide.


Écouter les signaux faibles

Souvent, le corps et le psychisme envoient des signaux bien avant l’effondrement. Les ignorer ne les fait pas disparaître ; cela peut simplement les déplacer ou les amplifier avec le temps. Consulter peut être une manière de prendre ces signaux au sérieux, sans dramatisation, mais sans minimisation non plus.


Pour conclure

Aller « à peu près » n’est pas toujours aller bien. Et ne pas être au plus mal ne signifie pas que l’on n’a pas le droit d’être accompagné·e. La thérapie peut être un espace pour comprendre, ajuster et prévenir, pas uniquement réparer.

 
 
 

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